calcination

calcination

calcination [ kalsinasjɔ̃ ] n. f.
• 1516; de calciner
Opération par laquelle on modifie la structure d'un corps en le soumettant à une haute température. combustion.

calcination nom féminin (latin médiéval calcinatio) Action de calciner, fait de se calciner.

calcination
n. f.
d1./d CHIM Transformation du carbonate de calcium en chaux sous l'action de la chaleur.
d2./d Traitement d'une substance par le feu; transformation sous l'effet d'une haute température.

⇒CALCINATION, subst. fém.
A.— CHIM. Action de calciner. Transformation en chaux par chauffage :
1. Les ciments sont obtenus par la calcination de calcaires argileux naturels ou de mélanges de chaux et de matières pouzzolaniques naturelles ou artificielles.
J. BOURDE, Les Trav. publ., t. 1, 1928, p. 157.
P. ext. ,,Opération qui consiste à soumettre un corps inerte à une chaleur intense, soit pour le décomposer, soit pour lui faire subir une action chimique : oxydation, réduction, etc.`` (Sc. 1962).
P. métaph. Examen critique d'une impitoyable et sèche rigueur :
2. À la place de la liquéfaction, de la clarification de l'amour, voici la calcination, la démonstration, l'accusation impitoyable et détaillée de la justice.
CLAUDEL, Un Poète regarde la Croix, 1938, p. 234.
3. « Dans le liège, impossible de vocaliser, toutes les harmoniques sont absorbées. La pensée reste sèche et pure. Dites un texte dans le liège, et vous verrez immédiatement ce qu'il vaut, tout net. C'est un admirable système de détection et de calcination ».
G. DUHAMEL, Chronique des Pasquier, Suzanne et les jeunes hommes, 1941, p. 26.
B.— P. ext., littér. [En parlant de pers.] Réduction en cendres par action du feu ou de la chaleur :
4. On ne m'apprendra pas que beaucoup de gens dévots, plus ou moins promis à l'éventrement et à la calcination, se coalisèrent maintes fois, en vue d'échapper, par de réciproques suffrages, à l'inconvénient de paraître inopinément devant Dieu avec une conscience malpropre.
BLOY, Journal, 1892, p. 64.
Rem. 1. Il s'agit ici des peines de l'enfer, telles que se les représente l'imagination populaire ou la tradition poétique. 2. On rencontre ds la docum. le subst. fém. calcinature. Calcination réductrice complète (cf. L. GUILLET, Les Techn. de la métall., 1944, p. 111).
Prononc. et Orth. :[]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 1516 ([JEAN PERRÉAL], Complainte de Nature à l'alchimiste errant, Rose, éd. Méon, t. 4, vers 549). Empr. au lat. médiév. calcinatio de même sens (XIIe-XIIIe s., ds Mittellat. W. s.v., 63, 24). Fréq. abs. littér. :5.

calcination [kalsinɑsjɔ̃] n. f.
ÉTYM. 1516; lat. médiéval calcinatio, du supin de calcinare. → Calciner.
1 Vx. Réduction des pierres calcaires en chaux par l'action de la chaleur (→ Chaux, cit. 1.2).
2 Mod. Opération par laquelle on modifie la structure d'un corps en le soumettant à une haute température. Combustion. || Calcination du plomb. || Résidu de calcination. || Le soufre est obtenu par calcination des pyrites. || La calcination du sulfate ferreux donne le sesquioxyde de fer (colcotar).
tableau Vocabulaire de la chimie.

Encyclopédie Universelle. 2012.


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